Plongée Guadeloupe

Plongées sous marine en Guadeloupe

Plongées pour tout plongeur, baptêmes, exploration, plongées de nuit et sur épaves

Enthousiasme... et prudence
Ne vous inquiétez pas ; vous n’êtes pas en train de gonfler comme un ballon en pleine mer des caraïbes. D’un côté du hublot, vos yeux sont dans l’air, tandis que l’autre côté de la vitre baigne dans l’eau. L’air, le verre, l’eau : cette succession de milieux transparents différents rapproche les objets, les fait paraître plus gros, comme si vous regardiez avec une loupe. Le coquillage pris sur le sable sera même assez décevant lorsque, une fois remonté à la surface, vous le regarderez au creux de votre main.
Depuis de longues secondes vous vous prenez pour un dauphin ou une baleine. Vos oreilles sont un peu douloureuses, car le poids de l’eau presse les tympans. Et puis, vous commencez à manquer d’air. D’une rapide pirouette, frappez le fond d’un coup de pied. Vous remontez vers la surface, vous émergez en plein air.
Prudence, surtout. Vos promenades sur les spots de plongée sous marine en Guadeloupe ne doivent pas vous entraîner loin du rivage. Et ne partez jamais seul. En compagnie d’un bon plongeur, vous apprendrez à repérer les cachettes des crabes ; à laisser s’approcher les poissons ; à découvrir les coins à coquillages...

Cloches et scaphandriers
Pour voyager sous l’eau, et à plus forte raison pour y travailler, retenir sa respiration n’est pas pratique. Tout deviendrait tellement simple si l’on emportait une réserve d’air avec soi.
Cette idée ne date pas d’hier. Pendant des siècles, d’intrépides explorateurs tentèrent de résoudre ce problème. Beaucoup, hélas, en sont morts, car ils ignoraient les dangers de la pression, qui augmente avec la profondeur et interdit bientôt l’arrivée d’air. Inutile, par exemple, de penser qu’il suffit d’allonger le tuba pour respirer...
Parmi les vieilles expériences, celle de sir Edmond Halley mérite d’être racontée. Cet astronome anglais était aussi très intéressé par l’exploration sous-marine. En 1690, il fît descendre un tonneau retourné sous les flots ! A l’intérieur, comme dans un verre renversé qu’on plonge dans une bassine, l’eau n’entrait pas. Deux ou trois hommes, assis sur un banc, aidaient le plus courageux d’entre eux à marcher sur le fond.


Au-dessus de la tête de l’explorateur, une petite cloche emprisonnait un peu d’air, afin qu’il puisse respirer. Elle était reliée au tonneau par un long tuyau. Ce fut l’un des premiers scaphandriers.


Depuis, de grands progrès ont été accomplis. Allemands, Français, Anglais, Italiens, etc., ont perfectionné les masques et les habits des scaphandriers. Vestes et pantalons de cuir ont été remplacés par des combinaisons hermétiques. Des hublots ont été percés dans les casques qui, en outre, se sont allégés. En revanche, les promeneurs des mers se sont alourdis en chaussant des brodequins aux semelles de plomb : ils peuvent ainsi se tenir debout sur le fond. Sans cette précaution, l’air envoyé sous pression dans le scaphandre depuis la surface pourrait les renverser. Ce qui arrive parfois.

 

Dans la famille des scaphandres, le dernier-né est aussi monstrueux qu’incroyable. Il s’appelle JIM. Il s’agit d’une carapace géante, en métal, pesant quelque 500 kg. Un plongeur s’y faufile par la tête, comme dans un vaste cocon. Puis, après avoir été bien verrouillé, il se laisse couler. JIM peut travailler par 450 mètres de fond ; ses bras et ses doigts sont animés de l’intérieur par son occupant humain...


Une bouteille d’air sur le dos
Malgré tout, le scaphandre demeure lourd, pataud, incapable de nager. Ah ! si l’homme pouvait se déplacer librement sous les eaux, sans traîner un tuyau qui le relie à la surface, sans casque. S’il parvenait à devenir autonome...
De recherches en recherches, essais après essais, ce désir allait se réaliser, grâce au scaphandre autonome, perfectionné par le commandant Cousteau. Tout d’abord, le plongeur revêt une combinaison souple (combinaison que vous nous prêterons à votre arrivée à notre centre en Guadeloupe) qui lui colle à la peau et le protège du froid. Mais surtout, cet “homme-grenouille” emporte sur son dos une réserve d’air, fortement comprimé dans des “bouteilles” métalliques. A l’aide d’un appareil assez compliqué, il respire en aspirant cet air qui se trouve exactement à la même pression que l’eau qui l’entoure. Ainsi, les plongeurs vont librement évoluer, pendant quelques dizaines de minutes, à 10, 20, 30 mètres au- dessous de la surface. Quelle révolution !


RESPIRER SOUS L ’EAU : UN DANGEREUX EXERCICE !
Lorsque vous nagez avec un tuba, celui-ci ne peut dépasser une trentaine de centimètres de long. A plus de 50 centimètres de profondeur, vos poumons sont incapables de fonctionner : le poids de l’eau les comprime trop fortement. Voilà pourquoi des pompes à moteur sont indispensables pour envoyer l’air dans le casque des scaphandriers qui travaillent à 10 ou 20 mètres de la surface.
Les bouteilles d’air comprimé, nous l’avons vu, distribuent l’air au plongeur à la même pression que l’eau qui l’entoure. Les poumons ne se fatiguent plus. Mais au-delà de 50 ou 60 mètres, l’air lui-même devient un poison pour l’organisme. Le plongeur qui le respire devient ivre, il ne sait plus très bien ce qu ’il fait, de longues heures de formations sont nécessaires pour apprendre à dominer de mal du plongeur. Et s’il descend encore, il risque un accident grave.
Comment combattre cette “ivresse des profondeurs”? En remontant vite vers la surface? Surtout pas ! En effet, pendant la descente, un peu d’air s’est dissout dans le sang. En remontant trop rapidement, il peut se mettre à pétiller, comme lorsqu'on débouche une bouteille de boisson gazeuse. Si ces bulles arrivent au cœur ou au cerveau, le plongeur court un danger mortel.
Que faire pour éviter ce drame ? Une seule solution : regagner la surface très lentement, par paliers. Une plongée à 50 mètres demandera 3 heures de remontée lente ; une descente à 120 mètres en exigerait plus de 15.

https://www.youtube.com/watch?v=LuHqhRZXcP8